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Politiques sectorielles / DéfenseImprimer l'article | ![]() Défense/EspaceAvions sans pilote : l’AED et l’ESA vont coopérerPar Paul Ames | lundi 08 février 2010
L’Agence européenne de défense (AED) et l’Agence spatiale européenne (ESA) vont coopérer pour le développement de technologies de communication entre les avions sans pilote et les satellites, afin d’assurer un transfert optimal des données en temps réel. Un accord en ce sens devait être signé le 9 février lors d’une conférence à Bruxelles. Les deux agences investiront chacune 400 000 euros dans une étude de faisabilité. Chaque agence procédera à différentes parties de l’étude, puis elles partageront leurs conclusions. Le but est d’équiper les avions sans pilote (drones), utilisés à des fins civiles et militaires, d’équipements de communication les reliant aux satellites, lesquels renverront des données aux autorités compétentes au sol. Ce projet pourrait servir de modèle à une coopération élargie entre l’AED, l’ESA et la Commission européenne, afin d’éviter la duplication des efforts. Les projets de recherche seraient répartis entre les trois organisations afin de réaliser des synergies entre les différents domaines de recherche : sécurité civile, espace, défense. L’AED s’est concentrée sur l’utilisation de drones dans le cadre d’opérations militaires, notamment en Afghanistan. Mais ce type d’avion est de plus en plus considéré comme un instrument utile pour des opérations civiles telles que les patrouilles aux frontières et la surveillance maritime. Leur utilisation est toutefois limitée en dehors des zones de guerre, vu les restrictions appliquées aux vols dans l’espace aérien civil. En juin, cinq Etats membres menés par la Suède ont approuvé un projet de recherche de l’AED de 50 millions d’euros : « MIDair Collision Avoidance System » (MIDCAS) vise à développer d’ici 2012 un prototype de drone équipé de la technologie « sense-and-avoid » permettant de détecter les autres appareils en vol et de modifier sa trajectoire afin d’éviter tout risque de collision. Un premier atelier aura lieu le 16 février à Eurocontrol, l’organisation de sécurité aérienne basée à Bruxelles, dans le cadre du projet MIDCAS. Par ailleurs, le directeur exécutif de l’AED devrait se rendre en mai à Washington pour une deuxième session de négociations avec des membres du Pentagone sur la possibilité d’une coopération Etats-Unis/UE sur le projet « Future Transport Helicopter ». A l’initiative de la France et de l’Allemagne, l’AED envisage de développer un nouvel hélicoptère de transport militaire qui comblera une lacune dans l’arsenal de nombreuses forces européennes. Mais le marché européen seul pourrait ne pas suffire à couvrir les coûts de développement. L’AED a donc organisé une première session de négociations avec le Pentagone en septembre dernier pour envisager le développement conjoint de ce projet. Pour combler le déficit d’hélicoptères à court terme, l’AED a convenu de collaborer avec l’OTAN : l’Alliance dirige un programme de modernisation des hélicoptères de fabrication russe qui équipent la plupart des pays européens de l’Est, alors que l’AED se charge de la formation/entraînement des pilotes d’hélicoptères en vue de missions internationales. n |
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