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Politiques externes / Politique de développementImprimer l'article | ![]() Conseil DéveloppementLes Vingt-sept en faveur d’une aide au développement cibléePar Lénaïc Vaudin d’Imécourt | mardi 15 mai 2012
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE sont convenus, en Conseil le 14 mai, de recentrer l’aide européenne au développement sur un nombre moindre de pays et la coopération bilatérale au développement sur trois secteurs maximum par pays partenaire. Selon leurs conclusions, « l’environnement mondial en mutation rapide et la nouvelle architecture de l’aide » sur le plan international nécessitent une approche globale, réactive et effective de l’action extérieure et de la politique de développement de l’UE. En annonçant que l’aide au développement bénéficiera désormais aux plus démunis, dont l’Afrique sub-saharienne et les pays les moins développés, le Conseil rappelle la nécessité de poursuivre la coopération avec d’autres régions comme l’Amérique latine et l’Asie, « où la pauvreté et les inégalités restent généralisées ». Pour Laura Sullivan, de ActionAid, « ce n’est pas ainsi que l’on lutte contre la pauvreté par le biais de la nouvelle politique de développement de l’UE. » Anticipant les préoccupations des ONG concernant le changement de l’aide bilatérale, le Conseil a noté que l’UE continuerait sa lutte contre les inégalités avec les pays plus avancés. « La différenciation impliquera de nouvelles formes de coopération stratégique sur base des intérêts mutuels » et permettra que des initiatives communes traitent des problèmes mondiaux « avec les partenaires plus avancés pour lesquels l’aide non remboursable au développement est graduellement diminuée ». Les vingt-sept Etats membres s’engagent aussi à utiliser efficacement l’appui budgétaire en faveur de la réduction de la pauvreté, et à rendre l’aide plus prévisible. « L’appui budgétaire est un des meilleurs moyens de veiller à ce que le développement soit fonction des besoins des pays en développement et non des stratégies économiques et politiques des donateurs », a commenté Catherine Ollier, experte en développement chez Oxfam. « Nous nous attendons à ce que les gouvernements et la Commission privilégient cette modalité d’aide lorsqu’ils décideront des priorités de l’UE en développement pour le prochain budget de l’UE (2014-2020) », a-t-elle ajouté. Dans toutes les formes de soutien budgétaire - le volet de l’aide de l’UE destiné directement aux gouvernements de pays tiers - l’UE appliquera une approche dynamique et sur mesure axée sur le progrès de la mise en oeuvre de stratégies de réformes sectorielles crédibles et pertinentes, est convenu le Conseil. Le Conseil ajoute que l’UE et les Etats membres doivent redoubler d’efforts pour coordonner leurs approches de l’appui budgétaire au niveau du pays, et évaluer s’il est approprié d’utiliser cette modalité d’aide. Le soutien budgétaire, disent ses conclusions, ne doit être apporté que quand et s’il est estimé qu’il aura un réel impact de développement et sera dépensé conformément aux valeurs et objectifs partagés, surtout les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit, la réforme du secteur public et la gestion financière. |
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