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Politiques externes / Politiques externesImprimer l'article | ![]() SEAELes postes de haut niveauPar Chiade O’Shea | vendredi 10 septembre 2010
LES TROIS PREMIERSPierre Vimont Le poste de Secrétaire général exécutif a fait l’objet de beaucoup de spéculation et de rumeurs. L’ambassadeur français aux États-Unis, Pierre Vimont, est, de l’avis général, un choix politique naturel puisque le poste de Haut représentant est allé à la Catherine Ashton, candidate britannique d’ailleurs encore relativement peu connue à Paris. La France souhaite un poste de très haut niveau, d’autant qu’un de ses ressortissants les plus importants à Bruxelles, le secrétaire général du Conseil Pierre de Boissieu, quitte ses fonctions à l’été 2011. Mais M. Vimont est largement considéré comme un choix tout indiqué pour sa vaste expérience à Bruxelles, comme ancien Représentant permanent de la France auprès de l’UE et autres hautes fonctions de la capitale belge, à Washington et au ministère français des Affaires étrangères. Helga Schmid La carrière de Helga Schmid, axée sur les politiques étrangères et européennes, semble idéale pour un des postes de Secrétaire général. Actuellement directrice de l’Unité Politique du Secrétariat général du Conseil, elle a précédemment travaillé comme directeur de l’unité de planification politique et d’alerte du Conseil, dépendant du secrétaire général Javier Solana. Elle a aussi travaillé au ministère allemand des Affaires étrangères, notamment à ambassade de Washington, avant de poursuivre sa carrière à Bruxelles. En tant qu’allemande, sa nomination serait un signe de reconnaissance appréciable de l’UE à l’égard d’un État membre gros contributeur à son budget. En tant que femme, son embauche serait une concrétisation des promesses de Mme Ashton d’obtenir au SEAE un équilibre non seulement géographique mais aussi entre les sexes. Mikołaj Dowgielewicz Egalement pressenti à une des postes de Secrétaire général, le ministre polonais des Affaires européennes, Mikolaj Dowgielewicz, a travaillé au Parlement européen en tant que conseiller de l’ancien président Pat Cox, en tant que porte-parole de la Commission et dans le cabinet de la vice-présidente de la Commission Margot Wallström. Bien qu’il possède une expérience dans chacune des trois principales institutions, sa carrière est beaucoup moins étendue que les deux autres personnalités pressenties pour les trois postes de haut niveau. Sa nomination, due sans doute davantage à sa nationalité qu’à son expérience, pourrait donc susciter des critiques. Mais c’est le seul ressortissant d’un pays d’Europe centrale dont le nom est généralement cité et il semble donc bien placé. LES SUIVEURSDavid O’Sullivan Cet Irlandais est souvent cité pour l’un des postes de haut niveau, mais pas nécessairement comme secrétaire général. M. O’Sullivan, ancien secrétaire général de la Commission et chef de cabinet de Romano Prodi, est maintenant directeur général de la DG Commerce, où Mme Ashton, alors commissaire au commerce international, a hautement apprécié son professionnalisme. La Commission européenne serait fort satisfaite d’avoir quelqu’un du calibre et de l’expérience de M. O’Sullivan à un poste important dans le SEAE. Robert Cooper Actuel directeur aux affaires étrangères et à la politique de sécurité à la Commission européenne, M. Cooper a une vaste expérience en affaires européennes, ayant notamment travaillé à la représentation permanente du Royaume-Uni de l’UE et dans des postes à Tokyo et en Afghanistan. Il a donc sa place sur la liste restreinte des candidats à un poste de responsabilité. Mais, étant britannique comme Mme Ashton, il est peu probable qu’il atteigne le niveau de secrétaire général sans susciter des protestations du fait du déséquilibre géographique que cela provoquerait. Stefano Manservisi Autre ancien chef de cabinet de Romano Prodi, l’italien Stefano Manservisi est aussi pressenti pour un poste de haut niveau. C’est un « homme de la Commission » et, en tant que directeur général de la DG Développement depuis 2004, il pourrait apporter au SEAE son expérience en assistance extérieure. Comme défenseur de la politique du développement, il pourrait aussi rassurer ceux qui craignent que la vision d’Ashton de « diplomatie douce » consisterait à utiliser le développement comme un outil politique plutôt que de poursuivre les aides indépendamment des préoccupations politiques. n |
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