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Politiques externes / Relations extérieuresImprimer l'article | ![]() Service européen d’action extérieureLe SEAE sous le feu des critiques pour son premier anniversairePar Lénaïc Vaudin d’Imécourt | vendredi 06 janvier 2012
A l’occasion du premier anniversaire du Service européen d’action extérieure (SEAE), la Haute représentante Catherine Ashton a présenté un rapport sur le fonctionnement de ce service au cours de l’année écoulée et sur les futurs défis qu’il devrait avoir à relever. Le document de 13 pages a été publié le 6 janvier, quelques semaines après que les ministres des Affaires étrangères de 12 Etats membres (Belgique, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Suède) ont envoyé une lettre à Mme Ashton pour critiquer le service. Le rapport a été soumis aux présidents de la Commission européenne, du Conseil européen et du Parlement européen, fin décembre 2011. MANQUE D’EFFICACITÉDes fonctionnaires du SEAE assurent que les douze ministres des Affaires étrangères n’ont pas critiqué le service mais plutôt fait des « observations constructives » à propos de problèmes qui doivent être résolus. « La lettre a été coordonnée en partie avec le SEAE » explique un haut fonctionnaire européen. « Un étrange lien a été établi entre le rapport et la lettre mais le rapport a été rédigé en premier », ajoute la source avant de répéter que le rapport n’était pas une réponse à la lettre des douze ministres des Affaires étrangères. Néanmoins, dans leur lettre, les représentants des Etats membres évoquent un manque d’efficacité dans le service et ajoutent qu’il faudrait explorer de nouveaux moyens d’optimaliser l’identification des priorités politiques. Les ministres mentionnent aussi le manque de coordination avec la Commission et se demandent si le SEAE dispose de la structure organisationnelle adéquate pour garantir une coopération efficace avec la Commission sur tous les aspects de l’action extérieure. L’une des principales critiques des ministres portait sur les problèmes rencontrés par les 140 délégations européennes dans le monde en raison d’une mauvaise gestion du temps dans le service, d’un manque de partage des infrastructures et d’une mauvaise coopération entre les délégations et la Commission qui est chargée de la mise en oeuvre du budget. « Une délégation européenne ne peut fonctionner efficacement que si le chef de la délégation reçoit toutes les informations nécessaires en temps voulu et peut se concentrer pleinement sur les priorités politiques, et si une délégation peut gérer ses dépenses administratives efficacement », selon la lettre. LE CONTEXTE N’ÉTAIT PAS IDÉALLe rapport de Mme Ashton couvre plusieurs préoccupations évoquées par les 12 ministres. Tout en reconnaissant qu’il faut une coopération plus étroite entre la Commission et son service, la Haute représentante déclare pour sa défense que dans la mesure où la crise économique internationale et les tensions dans la zone euro, ainsi que le Printemps arabe, ont dominé la scène internationale, le contexte n’était pas idéal pour le lancement d’un nouveau service pour les relations extérieures dans l’Union. Elle note aussi que la coopération entre le service et la Commission a été « satisfaisante » et qu’il n’y a pas eu de « problèmes systémiques » entre les deux entités, mais elle reconnaît que le chef de délégation dispose de peu d’options quant à la délégation des responsabilités financières et que cette situation est une source de préoccupation importante qui doit être résolue. Il reste beaucoup à faire, selon un fonctionnaire européen, notamment pour harmoniser la culture des trois sources de recrutement du SEAE (Commission, Conseil et Etats membres). Il faudra du temps pour forger un nouvel esprit au sein du SEAE, selon la source : « Il faudra plusieurs années pour avoir un service unifié ». Le personnel du SEAE a dû faire face à la concurrence et à « l’hostilité » entre leur service et la Commission, notamment la DG DEVCO. « Pour améliorer les choses, le SEAE devrait expliquer la coopération au développement et son interaction avec les politiques relatives à la sécurité et aux droits de l’Homme », souligne Klavdija Cernilogar, de l’ONG Concord. FUTURES PRIORITÉSMme Ashton conclut son rapport en identifiant quatre priorités pour l’avenir de son service. Elle espère consolider la capacité à fournir de la substance politique, à augmenter l’accent sur le travail des délégations européennes, à travailler à la construction d’une culture organisationnelle partagée et à résoudre les problèmes existants dans les relations avec la Commission. Prochaine échéance à mi-2013 avec la présentation d’une évaluation plus substantielle du travail du SEAE. Le rapport : www.europolitique.info > recherche = 306627 Le contexte n’était pas idéal pour le lancement d’un nouveau service pour les relations extérieures |
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