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Institutions / AutresImprimer l'article | ![]() Lutte anti-fraudeL'OLAF se réorganise pour réduire la durée de ses enquêtesPar Gaspard Sebag | mercredi 01 février 2012
L'Office de lutte anti-fraude de l'UE (OLAF) cherche à réduire la durée de ses enquêtes. Pour ce faire, il a procédé, le 1er février, à une réorganisation interne visant à augmenter le personnel et les ressources affectés aux enquêtes et à réduire proportionnellement ceux qui sont affectés aux tâches administratives. Il y a actuellement cinq directions générales : deux pour les enquêtes, une pour le soutien aux enquêtes, une politique et une pour l'administration. L'appel à recentrer ainsi les activités de l'OLAF n'est pas nouveau. Il a d'abord été lancé par la Cour des comptes européenne (CCE), qui a critiqué l'an dernier un manque de progrès dans la mise en œuvre de ses recommandations datant de 2005. Peu avant ce rappel à l'ordre, le directeur général de l'OLAF, Giovanni Kessler, avait lancé, en mars 2011, un examen interne. La réorganisation devait être mise en œuvre pour fin de 2011, mais il a fallu un peu plus de temps en raison de la consultation de l'ensemble du personnel (environ 500). « Un des problèmes à examiner est la durée excessive de nos enquêtes», a expliqué le directeur-général à la presse le 1er février. En 2010, la durée moyenne des enquêtes était de 22,6 mois. L'Office a donc augmenté d'un tiers son personnel d'enquête. « Nous avons au moins un objectif : réduire la longueur de la phase d'évaluation de sept mois en moyenne à pas plus de deux mois, au moins pour 85% des cas", a déclaré M. Kessler. À cet effet, une nouvelle unité a été créée pour évaluer toutes les informations reçues par l'OLAF contenant des allégations de fraude. Le directeur général, qui entend réduire à moins de 20 mois la durée moyenne des enquêtes, espère que les changements apportés seront visibles dans un an. Certaines raisons de la durée « excessive» des enquêtes échappent au contrôle de l'OLAF. Devoir opérer dans les 23 langues officielles de l'UE n'aide pas, souligne M.Kessler. En outre, la coopération avec les autorités nationales pour obtenir des informations afin de décider s'il faut ou non ouvrir une enquête peut être complexe et lente. Le directeur-général de l'Office espère que, dans le contexte de la réforme de l'OLAF, actuellement examinée par le Parlement et le Conseil, chaque Etat membre sera obligé de désigner un «service de coordination anti-fraude» pour rendre les choses plus aisées. Les nouveaux Etats membres ont de telles autorités de coordination, comme prévu dans leurs traités d'adhésion, mais ce n'est pas le cas dans tous les anciens États membres. Autre élément de la réorganisation interne souligné par M .Kessler : à partir de maintenant, la priorité sera donnée aux cas importants où les chances de récupérer l'argent de l'UE mal utilisé sont les plus élevées. En tout cas, en raison de son budget limité, l'OLAF doit être sélectif car il ne peut pas intervenir contre toutes les fraudes portant atteinte aux intérêts de l'UE, a dit M. Kessler. Nouvel organigramme sur www.europolitique.info > recherche = 308139 |
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