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Relations UE/Etats-Unis

La sécurité énergétique sera une priorité pour Mme Clinton

Par Brian Beary à Washington | lundi 19 janvier 2009

A l’heure où l’UE s’inquiète pour la sécurité de ses importations de gaz, la future secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton annonce qu’elle fera de ce dossier une priorité dans ses relations avec l’UE. Lors de son audition au Sénat, le 13 janvier à Washington, elle a plaidé pour un cadre élargi du dialogue sur la sécurité énergétique avec l’UE et la Russie. Elle compte aborder le sujet dès ses premières visites en Europe en tant que secrétaire d’Etat, avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE et au Sommet de l’OTAN en avril.

«  C’est un défi considérable pour la sécurité, que nous ignorons à notre péril », a-t-elle dit en réponse aux préoccupations des sénateurs républicains quant à l’influence croissante de la Russie, via son contrôle énergétique, sur l’Europe. Mme Clinton a annoncé qu’elle créerait, au sein de son ministère, un coordinateur pour la sécurité énergétique qui travaillera avec l’Europe, afin de la rendre moins vulnérables aux ruptures d’approvisionnement. Le républicain Richard Lugar, de la commission des affaires étrangères du Sénat, a accusé l’Europe d’avoir mal géré ce dossier: «  leurs problèmes énergétiques nous inquiètent plus qu’eux ». Il a demandé à Hillary Clinton si elle préconisait un recours à l’article 5 de la Charte de l’OTAN (selon lequel une attaque contre un membre est assimilable à une attaque contre tous) en cas de fermeture des vannes. Prudente, elle a estimé qu’il pouvait s’agir ou pas d’une solution.

La confirmation par le Sénat de l’ancienne First Lady semblait acquise après sa prestation. Détaillant sa vision future, Mme Clinton a déclaré que «  la politique étrangère doit se fonder sur un mariage de principe et de pragmatisme, et pas d’idéologie rigide ». Elle a annoncé que la diplomatie prévaudra, «  mais nous savons que la force militaire sera parfois nécessaire ». Concernant l’Europe, la sénatrice de New York a promis d’approfondir «  nos relations traditionnelles de confiance avec l’Europe ». «  Des désaccords sont inévitables même entre amis les plus proches. Mais sur la plupart des grands problèmes mondiaux, nous n’avons pas d’alliés plus sûrs ».

Concernant le conflit Israël/Palestine, Hillary Clinton a réitéré le soutien sans faille des Etats-Unis à Tel Aviv. Elle a dit refuser de négocier avec le Hamas, tant qu’il ne renoncera pas à la violence, ne reconnaîtra pas Israël, et ne s’engagera pas à respecter les accords antérieurs, une position «  absolue ». En Afghanistan, elle a plaidé pour une politique «  plus pour plus », autrement dit : si les Etats-Unis décidaient d’envoyer plus de troupes, leurs alliés de l’OTAN devraient en faire autant. Elle a prôné un accroissement des opérations civiles et des opérations de développement en Afghanistan. Sur l’Iran, elle a déclaré que «  ce que nous avons tenté n’a pas marché », et qu’elle n’avait pas encore décidé d’associer Téhéran (ou la Syrie) à ce dossier. Quant à l’Irak, elle a annoncé que le retrait des troupes commencerait en juin 2009.



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