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Politiques externes / USA ObamaImprimer l'article | ![]() UE/Etats-UnisLa « green team » d’Obama réjouit les environnementalistesPar Brian Beary à Washington | vendredi 16 janvier 2009
![]() Alors que la négociation sérieuse d’un nouveau traité mondial pour contrer le réchauffement de la planète est en cours après l’adoption d’un programme de travail à Poznan, les écologistes américains ont une deuxième raison de se réjouir. En présentant son équipe Energie/Environnement, le 15 décembre, le président élu Barack Obama a aligné une série de personnes qui se sont illustrées dans la promotion de la législation sur le climat. Si la nouvelle « green dream team » d’Obama pouvait agir à domicile avec rapidité et efficacité, elle ferait ainsi pression sur d’autres gouvernements pour qu’ils prennent des engagements contraignants. Cette donnée a de quoi satisfaire l’UE qui plaide pour un accord post-Kyoto assorti de fortes réductions obligatoires d’émissions. Un responsable de l’UE dit attendre du prochain président « qu’il fasse ce qu’il a annoncé ». En présentant son équipe, M. Obama a déclaré qu’en oeuvrant pour une réduction de ses émissions, « l’Amérique ne sera pas seulement leader à la table des négociations, elle prendra la tête, comme elle l’a toujours fait, à travers l’innovation et la découverte ». En novembre, Barack Obama s’est engagé à ramener les émissions américaines de gaz à effet de serre aux niveaux de 1990 en 2020, puis de les réduire de 80 % d’ici 2050. Un véritable défi lorsqu’on sait que les entreprises devraient résister à toute mesure qui se traduirait pour elles en coûts supplémentaires. Dans le contexte économique actuel, leur résistance pourrait avoir la sympathie du Congrès. Et l’aval des députés et sénateurs est indispensable pour faire passer ce type de mesure. M. Obama opposera à cette tendance sa « green team ». Carol Browner, qui devrait être l’assistante du président en énergie et climat, est surnommée « la tsarine de l’énergie ». A la tête de l’Agence de Protection de l’Environnement de 1993 à 2001 sous le président Bill Clinton, Mme Browner coordonnera la politique de Barack Obama avec d’autres agences gouvernementales et les gouvernements au niveau des Etats. Sous le président sortant, les Etats et municipalités ont souvent adopté des politiques climatiques opposées à celles de George Bush. C’est le cas de la Californie qui a adopté son propre système de plafonnement d’émissions en 2006 et qui a tenté, malgré la résistance de la Maison-Blanche, d’imposer des normes plus strictes de consommation de carburant pour les véhicules. FORTE EMPREINTE CALIFORNIENNERien d’étonnant dans ce contexte si deux membres de la « green team » sont des Californiens de renom : Nancy Sutley, forte de son expérience de régulatrice du changement climatique, présidera le Conseil de la Qualité de l’Environnement rattaché à la Maison-Blanche, et Steven Chu, lauréat du prix Nobel, sera ministre de l’Energie. Pour diriger l’EPA, le président élu a choisi Lisa Jackson. En tant que patronne de l’EPA pour le New Jersey, elle a mis en œuvre la politique de cet Etat : réduire de 20 % les émissions d’ici 2020 et de 80 % d’ici 2050. Ensemble, ces personnalités forgeront la position des Etats-Unis aux négociations des Nations unies - que mènera le Département d’Etat. La sénatrice Hillary Clinton, qui a beaucoup à son actif concernant le climat, et dont le mari Bill a signé le protocole de Kyoto, est nommée secrétaire d’Etat. La négociatrice actuelle de ce ministère, Paula Dobriansky, est une nomination politique qui devrait prendre fin le 20 janvier 2009. Si jamais le Sénat ne confirmait pas son remplacement pour cette date, le diplomate de carrière au Département d’Etat Dan Reifsnyder serait chargé de l’intérim. M.Reifsnyder a joué un rôle majeur dans la délégation des Etats-Unis à Poznan. EMPLOIS VERTSConscient de ce qui l’attend à domicile, Barack Obama étaie sa politique du climat d’arguments. Selon lui, des millions d’emplois seraient créés en liant les réseaux d’électricité à plus de sources d’énergie renouvelables et en améliorant la performance énergétique des bâtiments existants. Un Etat membre de l’UE est déjà séduit : l’Allemagne a annoncé, le 16 décembre, une initiative avec l’Etat de Virginie consistant en partenariats de développement d’énergies renouvelables. |
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