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Avenir de l’Europe

Le groupe des sages remettra ses conclusions en mars ou en juin

Par Célia Sampol | lundi 04 janvier 2010

Le groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe à l’horizon 2020-2030, présidé par l’ex-Premier ministre socialiste espagnol Felipe Gonzalez, présentera ses conclusions en mars ou en juin. Elles seront larges et ne traiteront pas des questions institutionnelles et budgétaires, ni des frontières de l’UE.

Felipe Gonzalez reconnaît lui-même que «  le mandat est très clair sur ce que nous ne pouvons pas aborder mais il est plus flou sur ce que nous pouvons aborder ». Depuis le départ, les compétences de ce comité de « sages » censé se projeter dans le futur fait débat. L’idée de sa création est partie de Nicolas Sarkozy en août 2007, avec comme volonté cachée de parler de l’adhésion de la Turquie à laquelle le président français s’est toujours montré opposé. Finalement, suite à la pression des pays proélargissement, le groupe est bien constitué mais avec un mandat largement vidé de sa substance : les douze sages, choisis parmi différents milieux non institutionnels, ne devront pas aborder la question des futurs élargissements, ni des réformes institutionnelles et budgétaires. Ils identifieront simplement les sujets clés auxquels l’UE fera face ces prochaines années.

Après plusieurs réunions, le comité parvient ainsi à dégager cinq thèmes de réflexion : le modèle économique et de cohésion sociale européen, l’énergie et la lutte contre le réchauffement climatique, les flux migratoires en Europe et la réponse aux besoins démographiques, la sécurité face au terrorisme et au crime organisé, l’identité européenne et les liens avec les citoyens.

Parti un temps aux oubliettes, le groupe devrait refaire parler de lui puisque ses conclusions sont attendues pour le Conseil européen de mars ou de juin, d’après le secrétaire d’État espagnol aux Affaires européennes Diego López Garrido. Ce dernier ne serait d’ailleurs pas étonné qu’elles soient «  provocatrices ». Leur texte ne devrait en tout cas pas dépasser trente pages et contiendra une série de recommandations. n

Les douze « sages »

Le président Felipe Gonzalez dispose de deux vice-présidents : l’ex-présidente lettone, Vaira Vike-Freiberga, et l’ex-patron du fabriquant finlandais Nokia, Jorma Ollila. Les neuf autres membres sont : la Néerlandaise Lykke Friis, vice-recteur de l’Université de Copenhague ; le Néerlandais Rem Koolhaas, architecte de renom ; le Britannique Richard Lambert, directeur général de l’organisation patronale CBI ; l’Italien Mario Monti, ex-commissaire à la Concurrence ; l’Autrichien Rainer Münz, professeur de démographie ; la Grecque Kalypso Nicolaïdis, professeur au Centre d’études européennes de l’université d’Oxford ; la Française Nicole Notat, ancien secrétaire général de l’organisation syndicale CFDT ; l’Allemand Wolfgang Schuster, maire CDU de Stuttgart ; le Polonais Lech Walesa, ex-président de la République.



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