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Business & compétitivité / PME et politique d'entreprisesImprimer l'article | ![]() Tribune Libre« Nous avons besoin de plus d’Europe »Par Alessandro Barberis (*) | mercredi 13 octobre 2010
![]() La crise économique récente a confirmé l’impact de la mondialisation sur l’économie européenne. Conserver notre part de marché est devenu de plus en plus difficile, particulièrement sur les marchés en croissance rapide, et sur notre territoire même. Il est clair que « plus d’Europe » est nécessaire afin de concevoir une réponse cohérente et efficace aux défis de la mondialisation, afin d’assurer la transformation de ces défis en opportunités. Un certain nombre de cadres ont été définis afin de développer cette stratégie : le Traité de Lisbonne attribue à l’UE une compétence accrue sur la scène internationale ; le « Small Business Act » répond au besoin d’assistance en matière d’internationalisation des PME ; la stratégie « Global Europe » se concentre sur une stratégie d’accès aux marchés plus proactive, et pour finir, la réglementation ICI+ devrait fournir les ressources financières nécessaires à la concrétisation des initiatives en la matière. Ainsi, tandis que nous nous accordons sur plus de « diplomatie économique européenne », la question est de savoir comment y parvenir : quels types d’actions entreprendre, qui devrait en prendre la responsabilité ? Pour Eurochambres, il faut en tout cas respecter quatre principes directeurs : Premièrement, l’assistance fournie par l’UE aux PME doit être complémentaire à ce qui existe déjà sur le marché ciblé mais également sur leur marché intérieur. La duplication d’activités et de structures de marché préexistantes aboutirait à une situation de concurrence, et parfois même dans certains cas de concurrence déloyale. Plus qu’un simple complément, les initiatives réussies de l’UE seront celles qui permettront de construire en s’appuyant sur les capacités des fournisseurs de services actuels. Tous les efforts déployés par l’UE doivent permettre d’identifier la valeur ajoutée européenne. Ils peuvent revêtir différentes formes : introduire une dimension européenne dans les activités peut assurer une plus grande visibilité, certaines activités peuvent également être développées au niveau européen pour des raisons de confidentialité (sur des questions liées à l’accès aux marchés par exemple), une approche européenne peut aussi être justifiée par le niveau de spécialisation, qui ne légitime pas une approche nationale. Plus important encore, les initiatives doivent être liées aux politiques de l’UE correspondantes. Le développement de services liés à la politique et aux négociations commerciales (accès aux marchés, droits de propriété intellectuelle, normes...) en est un exemple évident. Eurochambres croit fermement que la stratégie de l’UE en matière d’assistance apportée aux PME ciblant des marchés extérieurs doit être développée par le biais d’un Partenariat Public-Privé (PPP). Cela signifie l’implication totale des représentants du secteur privé, à la fois sur les marchés ciblés et sur les marchés intérieurs, sur la base d’une responsabilité partagée. Les parties prenantes devraient intégrer l’UE et les Chambres de commerce européennes bilatérales dans les pays concernés, mais également leurs homologues au sein de l’Europe, là où sont établies les PME « cibles ». DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE – L’EXEMPLE DE L’EBTCLe Centre européen des entreprises et des technologies en Inde (European Business and Technology Centre, EBTC) a été la première opération pilote. Clairement centré sur la promotion d’une technologie européenne propre et contribuant à faciliter l’accès aux marchés indiens, l’EBTC a identifié sa propre niche. Les activités sont développées en fonction de la demande, émanant d’entreprises européennes, de chercheurs et d’États membres, et en fonction des politiques menées ; l’EBTC est censée « traduire » les priorités de la politique européenne dans la pratique. Les représentations des États membres et des Chambres bilatérales présentes en Inde transitent désormais par l’EBTC afin de mener leurs activités et de travailler ensemble, sous pavillon européen. Un processus similaire a été lancé en Chine et en Asie du Sud-Est. Á Pékin, un centre des PME de l’UE s’ouvrira prochainement, résultat d’un travail effectué main dans la main par l’EUCCC (European Union Chamber of Commerce in China), les Chambres binationales sur place, et Eurochambres en Europe. Á Bangkok, un centre UE-ASEAN doit s’ouvrir avant la fin de l’année, fruit d’une collaboration similaire. QUE RESTE-T-IL ENCORE À FAIRE ?Clairement, de tels centres d’affaires ne permettront pas en eux-mêmes de garantir la compétitivité de nos entreprises sur les marchés mondiaux. Parallèlement à cela, l’UE doit poursuivre les différentes négociations commerciales et aboutir à des résultats tangibles aussi rapidement que possible. Les efforts doivent également être accrus afin de protéger plus efficacement les droits de propriété et de lutter contre différentes barrières non tarifaires. (*) Président d’EUROCHAMBRES, l’Association européenne des chambres de commerce et d’industrie - http://www.eurochambres.eu |
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