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PPE-DE

Joseph Daul devrait garder les rênes du PPE-DE...

Par Célia Sampol | jeudi 07 mai 2009



Peu de changement en vue du côté de la présidence du groupe majoritaire à l’assemblée, le PPE-DE. Le Français Joseph Daul aurait toutes ses chances d’être reconduit, selon plusieurs sources parlementaires.

Il n’a de toute façon à ce stade aucun concurrent. L’Espagnol Íñigo Méndez de Vigo aurait bien pu être un temps un adversaire potentiel, la délégation espagnole du PPE-DE étant parmi les plus importantes (24 sièges). Personnage charismatique au franc-parler, ce dernier a notamment été corapporteur sur le projet de Constitution européenne. Mais, finalement, ce ne sera pas le cas.

Joseph Daul pourrait donc être reconduit le 9 juin prochain directement par acclamation, à la différence de janvier 2007 quand il a pris la succession de l’Allemand Hans-Gert Pöttering lors de l’accession de celui-ci à la présidence du Parlement. Trois autres candidats étaient alors en lice, se présentant à titre « privé ». Il s’agissait de l’Autrichien Othmar Karas, vice-président et trésorier du PPE-DE, du Suédois Gunnar Hökmark, siégeant à la commission affaires économiques et monétaires, et de l’Italien Antonio Tajani, membre de la commission des affaires étrangères et aujourd’hui commissaire européen chargé des Transports. L’Espagnol Jaime Mayor Oreja s’était retiré de la course. Joseph Daul, jusqu’alors président de la commission de l’agriculture, avait finalement pu être élu après trois tours de scrutin à bulletin secret. C’était d’ailleurs une première, le PPE-DE avait même dû modifier son règlement intérieur. Celui-ci ne prévoyait en effet qu’un mode d’élection par acclamation. M. Daul avait notamment reçu le soutien à titre personnel d’Hans-Gert Pöttering ainsi que des conservateurs allemands dans leur ensemble, ces derniers étant très proches de cet Alsacien parfait germanophone. Ce soutien ne fera pas faire défaut non plus en juin pour une élection aisée qui permet de mesurer le chemin accompli.

Après deux ans et demi à la tête du plus grand groupe, M. Daul, âgé de 62 ans, comptait pourtant à la base retourner dans ses terres d’origine pour avoir plus de temps à consacrer à sa famille. Mais le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, en personne, lui a gentiment déconseillé de le faire, désireux de conserver un des siens à ce poste très influent du Parlement européen. Résultat : Joseph Daul devrait repartir pour un tour et reprendre les rênes du groupe, au moins le temps d’une demi-législature.



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