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Institutions / Parlement 2009-2014Imprimer l'article | ![]() Groupes politiquesLe visage de la nouvelle assembléePar Célia Sampol | vendredi 26 juin 2009
Après les élections du 4 au 7 juin 2009 dans les vingt-sept Etats membres de l’UE, la droite reste maîtresse du jeu au Parlement européen, confirmant une tendance existant depuis dix ans. Elle creuse même l’écart avec les socialistes alors que les libéraux se tassent, que les verts progressent et qu’un nouveau groupe « anti-fédéraliste » apparaît. Si l’extrême gauche stagne, les forces d’extrême droite continuent leur percée dans certains pays. PPE-PSE L’ÉCART SE CREUSESous la précédente législature 2004-2009, le Parlement comprenait sept groupes politiques qui étaient dans l’ordre : le PPE-DE, le PSE, l’ADLE, l’UEN, les Verts, la GUE/NGL, Ind/Dem, plus les Non-Inscrits. Cette configuration n’a guère évolué dans la nouvelle assemblée. Le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit reste la première force politique avec 264 députés sur 736. La partie « DE » (Démocrates européens) est tombée suite au départ de la trentaine de conservateurs britanniques et de la dizaine d’ODS tchèques, partis former leur propre groupe eurosceptique. Mais le PPE est parvenu malgré tout à se maintenir, grâce notamment à la fusion d’Alliance nationale et de Forza Italia. Les eurodéputés d’Alliance nationale siégeant autrefois avec les souverainistes de l’UEN (Union pour une Europe des Nations) ont en effet rejoint leurs nouveaux alliés au sein du PPE. La délégation italienne a du coup grimpé de 24 à 35 sièges pour passer en deuxième position derrière les Allemands. Ces derniers se maintiennent en tête avec 42 membres. Les Polonais remportent aussi un franc succès avec 28 députés, tandis que les conservateurs français voient leurs sièges augmenter de 18 à 30. L’écart reste donc important avec les socialistes. Surtout que ces derniers ont subi une déroute dans une majorité de pays, notamment ceux où les sociaux-démocrates étaient au pouvoir. C’est le cas au Royaume-Uni où le Labour chute de 19 à 12 eurodéputés, mais aussi au Portugal et en Espagne qui retombent respectivement de 12 à 7 et de 24 à 21. Débâcle aussi du côté des socialistes français, autrefois en première position, qui dégringolent à la quatrième place avec à peine 14 élus contre 31 sous la précédente législature. Le SPD allemand parvient quant à lui à se maintenir à 23 sièges. Seul lot de consolation pour le groupe socialiste : les 21 Italiens du Partito Democratico ont décidé de tous se regrouper sous leur étendard, alors qu’une partie siégeait auparavant chez les libéraux, faisant passer le groupe à 182 sièges. Celui-ci change d’ailleurs de nom et devient « l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates ». UN NOUVEAU GROUPE EUROSCEPTIQUEDerrière les socialistes, on retrouve toujours le groupe de l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe, même si les démocrates ne sont plus que six : les élus français du MoDem. L’ADLE connaît cependant un important tassement et perd une vingtaine de sièges pour arriver à 80 députés. Il se retrouve du coup talonné de près par le nouveau groupe des « réformateurs et conservateurs européens », qui parvient à recueillir 55 élus issus de huit pays membres. Conservateurs britanniques, ultra-catholiques du PiS polonais et ultra-libéraux de l’ODS tchèque sont les composantes majeures de cette formation eurosceptique et anti-fédéraliste. Celle-ci dépasse de peu les Verts, qui avaient pourtant créé la surprise lors des élections en étant le seul groupe à gagner des sièges passant ainsi de 43 à 53 élus (tous en perdent car l’assemblée retombe de 785 à 736 membres). Vient ensuite la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) qui stagne et obtient entre 33 et 35 députés - les chiffres n’étant pas encore définitifs. Quant aux groupes Indépendance et Démocratie (Ind/Dem) et Union pour une Europe des Nations (UEN), ils pourraient ne pas survivre aux nouvelles règles de constitution d’un groupe politique qui réclament 25 députés issus de sept Etats membres. Ind/Dem pourrait cependant se refonder en allant chercher des alliés du côté des Italiens de la Ligue du Nord, à tendance xénophobe, ou des Britanniques europhobes de UKIP par exemple. Reste enfin une flopée d’élus non inscrits situés à l’extrême droite, comme ceux du British National Party, du parti du populiste néerlandais Geert Wilders, du FPÖ autrichien, du parti des « Vrais Finlandais », de l’extrême droite magyare, du parti nationaliste de la Grande Roumanie, etc. DES CHEFS RECONDUITSDu côté des chefs de groupes politiques, beaucoup restent à leur poste encore pour deux ans et demi. Le PPE reconduit ainsi le Français Joseph Daul qui tient les rênes du groupe depuis 2007. Les socialistes reconfirment pour un second mandat l’Allemand Martin Schulz et les Verts ovationnent une nouvelle fois leur leader franco-allemand Daniel Cohn-Bendit. Cependant l’Italienne Monica Frassoni, qui coprésidait le groupe avec lui, n’a pas été réélue en juin et s’est vue remplacée par l’Allemande Rebecca Harms. La GUE/NGL s’est trouvée quant à elle un nouveau président en la personne de Lothar Bisky, coprésident du parti allemand Die Linke. Le Français Francis Wurtz, qui siégeait depuis les premières élections au suffrage universel en 1979, ne s’est en effet pas représenté. A l’heure où nous mettions sous presse, les Libéraux devaient encore attendre le 30 juin pour se choisir un président. L’ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt était en bonne position alors que le Britannique Graham Watson a préféré quitter la tête du groupe pour postuler à celle du Parlement. Le nouveau groupe eurosceptique devait aussi trancher sur le nom d’un leader potentiel, probablement un conservateur britannique. S’agissant du partage de la présidence du Parlement le temps de la législature, l’accord technique entre groupes n’était pas encore bouclé mais il semblait s’acheminer vers la traditionnelle entente PPE-PSE - la seule qui ait d’ailleurs une majorité. Le ticket le plus probable semblait être le Polonais PPE Jerzy Buzek suivi de l’Allemand SPD Martin Schulz. Les chiffres du Parlement européen Budget annuel 2009 : 1.526.670.930 euros Personnel (mai 2009) : 6.166 fonctionnaires plein temps ou temps partiel 1.510 assistants parlementaires à Bruxelles |
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Les débats sur le paquet financier s’annoncent houleux -
