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Institutions / Parlement 2009-2014Imprimer l'article | ![]() Politique économiqueLe Parlement va tenter de s’imposer aussi en économiePar Sarah Collins | vendredi 26 juin 2009
Pour Graham Watson, leader ADLE sortant qui espère présider le Parlement européen, cette institution doit assurer la coordination des réponses des Etats membres à la récession. Il demande, en outre, la création d’une commission temporaire sur la crise financière qui aurait à peu près la même forme que celle sur le changement climatique et d’une convention sur l’avenir de l’Europe financière, qui aurait comme président potentiel l’ex- commissaire au Marché intérieur, Mario Monti. Bien entendu, il ne s’agit que d’idées d’un éventuel futur président. Toute décision économique prise par le prochain PE sera teintée aussi, bien sûr, de la couleur politique du groupe politique qui obtiendra la présidence de la commission concernée et établira les rapports sur les thèmes économiques et monétaires. Les Socialistes ayant perdu 6% des voix lors des élections de juin, il est peu probable, selon des sources internes au parti, qu’ils obtiennent la présidence de la commission économique qui a été dirigée par la députée française Pervenche Beres durant la période la plus noire de la crise économique. Le poste sera sans doute dévolu à un député centriste ou de centre-droite après la session de juillet à Strasbourg qui devrait voir la formation du groupe et de la commission. Le document de la Commission, soumis au Conseil européen de juin, invite les Etats membres à une stimulation budgétaire coordonnée d’environ 600 milliards d’euros soit 5% du PIB de l’UE. Pourtant beaucoup s’accordent à reconnaître que les mesures nationales ont été essentiellement fragmentées. Les grands «dépensiers» sont le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France. Ceux qui ne peuvent se permettre de prendre des mesures discrétionnaires d’incitation sont la Lettonie, la Roumanie et la Hongrie. Ces pays ont dû être aidés par l’UE et le FMI. La Commission estime que sur les 1,8% du PIB européen qui s’ajoutent aux dépenses de crise, un quart va à la création d’emplois, au recyclage et à l’aménagement du travail afin d’éviter les licenciements; la moitié va au soutien des chômeurs et des ménages défavorisés; et un quart va aux mesures à long terme pour une économie plus verte, la révision des dépenses d’infrastructure et de recherche. En matière d’emploi, le plan de relance préconise la réduction du temps de travail comme alternative aux licenciements, et il met l’accent sur la formation des chômeurs. Pour les entreprises, il faut veiller à ce que l’environnement des PME soit simple et peu coûteux. Il faut aussi faire évoluer les grands projets d’infrastructure comme les réseaux intelligents et la construction autoroutière. Pour une économie plus verte et plus innovante, il faut privilégier les programmes de mises à la casse, l’augmentation des accès Internet à haut débit et le soutien aux budgets de recherche et développement, pour sortir de la récession. L’impact réel de ces politiques n’apparaîtra que l’année prochaine en même temps que le rôle que jouera le PE dans leur coordination. |
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Les débats sur le paquet financier s’annoncent houleux -
