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Politiques sectorielles / Open Days 2009Imprimer l'article | ![]() statistiquesLa politique de cohésion au-delà du PIBPar Sarah Collins | mardi 06 octobre 2009
Le nouveau commissaire responsable de la politique régionale, Paveł Samecki, est disposé à examiner d’autres indicateurs que le PIB pour mesurer l’éligibilité des régions européennes aux fonds relevant de la politique de cohésion de l’UE. Lors d’une visite dans les territoires espagnols de Ceuta et Melilla, le 9 septembre, il a évoqué la possibilité d’une approche plus flexible. Cette ouverture intervient juste après que le commissaire à l’Environnement a annoncé son intention de créer un indice de durabilité environnementale qui ferait concurrence au PIB. Stavros Dimas fait valoir qu’un instrument de mesure purement économique ne peut évaluer le progrès social en général. « Le PIB ne mesure effectivement pas la durabilité environnementale ou l’intégration sociale, et ces limites doivent être prises en considération lorsqu’il est utilisé dans des analyses et débats politiques », souligne la communication présentée par la Commission le 8 septembre dernier (1). L’eurodéputé grec Michail Tremopoulos (Verts) explique que l’utilisation d’autres indices profiterait aux régions les plus reculées d’Europe qui ont connu une augmentation de leur PIB, mais un faible développement socio-économique. « Prêter attention aux autres critères que le PIB serait intéressant pour pouvoir mieux évaluer la situation de ces régions dans le nouveau contexte de l’Europe élargie », estime-t-il. Toutefois, même si les fonctionnaires du cabinet Samecki déclarent que le commissaire est « très conscient des limites du PIB » et soutiennent la communication de M. Dimas, ils reconnaissent que le PIB par habitant est la « statistique la plus solide » en la matière. Ils pensent qu’il est « peu probable » que le PIB soit remplacé ou complété par d’autres statistiques à court terme, ce qui signifie que la Commission n’abordera pas la question avant la fin du mandat politique de 2013-2020. La position de M. Samecki fait écho au rapport de Fabrizio Barca, directeur général au ministère italien de l’Economie et des Finances, consacré à l’avenir de la politique de cohésion (2). L’Allemand Michael Schneider (PPE), président de la commission sur la cohésion territoriale au Comité des Régions, pense qu’il y a matière à discuter d’une alternative au PIB, à court terme, pour évaluer l’efficacité de la politique de cohésion. Selon lui, le problème central réside dans ce que M. Barca appelle le choix « arbitraire » d’utiliser le seuil des 75 % du PIB par habitant pour définir les régions « à la traîne ». Il suggère la création d’un objectif spécifique relevant de la nouvelle politique, pour des régions de « transition » ou intermédiaires, à savoir celles qui ont un PIB qui se situe entre 75 et 90 % de la moyenne européenne. Cela permettrait, par exemple, de rattraper certaines régions vulnérables de Pologne et de République tchèque avant qu’elles ne passent entre les mailles du filet du financement, après 2013. (1) COM(2009)433 (2) Ce rapport présenté en avril dernier avait été commandité par la Commission : « Un agenda pour une politique européenne de cohésion réformée » - http://ec.europa.eu/regional_policy/policy/future/barca_fr.htm |
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