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Politiques sectorielles / Libéralisation de l'énergieImprimer l'article | Imprimer cet article

Un objectif, mais pas une priorité pour la présidence française

Par Dafydd ab Iago | jeudi 24 juillet 2008

La présidence française du Conseil ambitionne la conclusion d’un accord politique sur l’ensemble du paquet énergie, si possible en première lecture, avant fin 2008 ou début 2009. Pour elle, un accord sur cet ambitieux paquet renforcerait le rôle moteur de l’Europe dans les négociations internationales sur le climat en 2009. Une année complète s’est écoulée depuis le Conseil européen de mars 2007 et ses recommandations relatives à la poursuite de la libéralisation. Le débat s’est intensifié avec les propositions de la Commission présentées en septembre 2007. Mais le gros du travail semble maintenant fait même si, au stade actuel de la procédure, les Etats membres et le Parlement européen affichent des points de vue assez divergents. La France dispose-t-elle d’un plan B si le Conseil n’arrivait pas à un accord final avec le Parlement européen ? « Oui, 2012 », a répondu une diplomate française en ajoutant : «  Ce n’est pas juste une question de priorités, mais d’ordre du jour ». «  Nous sommes limités par le changement parlementaire prévu l’an prochain. Nous n’allons pas perdre six mois », a prévenu un diplomate britannique.

Les diplomates français semblent aussi penser qu’ils seront protégés durant leur présidence d’un retour de la question de la dissociation patrimoniale. Les Allemands ont été surpris peu avant le Conseil Energie de février 2008 par l’annonce de la séparation « volontaire » par E.ON de ses réseaux d’électricité, suite à une procédure d’infraction. Le numéro deux allemand de l’énergie, RWE, s’est aussi engagé à vendre ses gazoducs. Bien que peu probable, une telle hypothèse représenterait un camouflet pour la présidence française.



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