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Politiques sectorielles / Défense SécuritéImprimer l'article | ![]() Marché de la défenseGünther Verheugen : une question d’indépendance stratégiquePar Nicolas Gros-Verheyde | mardi 28 octobre 2008
Pour Günther Verheugen, le commissaire européen à l’Industrie, l’évolution est nécessaire. Les restrictions que nous avons (sur les biens de défense) « datent de la guerre froide ». « Le moment est venu d’avoir une véritable base industrielle qui soit plus que la somme des industries nationales ». « Il s’agit de défendre l’indépendance stratégique européenne. (…) Non pas de vivre en autarcie. L’autonomie, c’est de pouvoir prendre nos décisions de façon indépendante sans être influencé par l’étranger, non seulement les Etats-Unis mais d’autres Etats également ». « Il faut se concentrer sur des technologies clés, éviter les doublons, les recoupements ». La coopération avec les Etats-Unis : « Nous sommes dans un marché totalement disproportionné. Le marché américain est quasiment non accessible aux industries européennes. Mais les Etats membres et les industries européennes n’ont pas voulu jusqu’ici mené une politique de représailles. Si on avait voulu le faire, on n’aurait d’ailleurs pas pu le faire ». « Car on dépend dans de nombreux secteurs des produits américains. Avec notre système — a-t-il justifié —, la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis devrait sinon disparaître, du moins diminuer de façon considérable ». Certains aspects ont été volontairement laissés de côté « Nous laissons de côté la question des transferts (d’équipements de défense) à l’extérieur. Cela ne servirait à rien. Les Etats membres sont incapables de s’organiser au niveau communautaire. De plus, cela relève du deuxième pilier. Il faudrait peut-être mieux attendre, engranger les premières actions positives avant d’aller plus loin », explique Günther Verheugen. Le projet présenté par la Commission est sans doute « moins ambitieux » que celui originellement prévu. « Il était visible qu’un projet de règlement ne passerait pas au Conseil ». C’est pourquoi la directive a été prévue. De même, la notion de transfert intracommunautaire est moins large que prévu. Enfin, sur les assets(dispositifs de compensation), si « ce procédé m’apparaît peu souhaitable, (…) nous n’avons pas de solution juridique ». « Même l'industrie nous dit : nous n’aimons pas çà, mais s’il vous plait, ne nous l’enlevez pas ! ». |
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