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Politiques sectorielles / Climat - Copenhague 2009Imprimer l'article | ![]() Elements clés de la négociatioNSan Francisco : l’aéroport qui s’est mis au « vert »Par Anne Eckstein | lundi 07 décembre 2009
![]() Si l’industrie aéronautique et les compagnies aériennes savent désormais que, d’une manière ou d’une autre, elles devront contribuer aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (voir article séparé), les installations et services aériens au sol, commencent aussi leur lente mue vers des pratiques plus écologiques. Et l’aéroport de San Francisco (SFO) semble bien avoir, en ce domaine, une longueur d’avance avec la mise en œuvre d’un programme dont l’objectif est de réduire de manière drastique son impact sur l’environnement au cours des dix prochaines années. Amélioration de la qualité de l’air, réduction des nuisances sonores, conservation et amélioration de la qualité de l’eau, réduction et recyclage des déchets, conservation de l’énergie et efficacité énergétique sont les grands axes de ce programme. Depuis 2003, SFO permet ainsi aux avions parqués au terminal international de se connecter à un réseau électrique fixe et à un système de fourniture d’air « préconditionné », leur évitant ainsi d’utiliser les groupes auxiliaires de puissance et une consommation additionnelle de carburant. D’où, non seulement une réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi une réduction substantielle des autres polluants (NOx, méthane et SO2). Sur le plan opérationnel, il prévoit la mise en oeuvre progressive de la descente des avions « en continu » plutôt que par palier. Par ailleurs, SFO remplacera 60 % de sa flotte « terrestre » roulant à l’essence par des véhicules au gaz naturel et privilégie les moyens de transport « propres » et publics de et vers l’aéroport, autant que sur le site lui-même. Réduction de la consommation d’eau, installation d’une station d’épuration et réutilisation des eaux usées et recyclage des déchets (55 % des déchets municipaux et 90 % des déchets de construction en 2007), complètent ce tableau. SFO a rénové le terminal 2 de manière « durable » (utilisation de bois certifié, de verre pour une optimisation de l’utilisation de la lumière naturelle). Il met progressivement en place de manière généralisée des équipements à haute efficacité énergétique (changement d’ampoules). Et promeut l’utilisation d’énergies renouvelables - solaire (installation de 50 000 pieds/carrés ou 4645.152 m2 de panneaux solaires sur le toit du terminal 3, soit -215 tonnes/CO2 pour 582 MW produits/an) et hydroélectricité (13,5 millions de kw/h par mois, soit -56 050 tonnes/CO2 par an). Enfin, le public est également mis à contribution. Des bornes installées dans les terminaux permettent au passager de calculer, au titre du programme « Passeport Climat » l’empreinte carbone de son vol, d’en calculer le coût (sur base d’un prix fixe de la tonne/carbone) et d’en verser l’équivalent au bénéfice de projets « verts » mis en œuvre dans la région de San Francisco. Autre incitation, s’il loue une voiture hybride au départ de l’aéroport, le client bénéficie d’une réduction de 15 dollars de sa facture et le loueur d’une réduction de 20 % de son loyer. |
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