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Politiques sectorielles / Climat - Copenhague 2009Imprimer l'article | ![]() Après Kyoto - Bilan EuropéeNLe CSC, l’enfant chéri de l’EuropePar Dafydd ab Iago | lundi 07 décembre 2009
Le captage et stockage de carbone (CSC) est « la » technologie qui a le vent en poupe en Europe. Selon la Commission, la planète ne pourrait jamais réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50 % en 2050 sans recourir au CSC. Même si l’efficacité énergétique et les renouvelables restent, à terme, les solutions les plus durables. Vu la préférence du CSC et le lobbying intense en sa faveur de la part des grandes compagnies, l’UE compte offrir jusqu’à 300 millions de permis d’émissions provenant de la Réserve pour les nouveaux entrants du système révisé d’échange de quotas d’émissions (ETS). Selon le prix négocié du CO2, cela pourrait représenter quelque 9 milliards d’euros en faveur du CSC, aux côtés des technologies renouvelables « innovantes ». Outre cette manne financière, l’UE vient d’encadrer les conditions de fonctionnement du CSC sous l’angle de l’environnement notamment, avec la directive (2009/31/CE) sur le stockage géologique du dioxyde de carbone. FINANCEMENTS ACTUELS ET FUTURSLe CSC bénéficie d’un financement de 1,05 milliard d’euros au titre du programme de relance économique doté de 5 milliards d’euros. Les fonds à répartir via ce programme devraient financer un projet en Allemagne axé sur la technologie de captage d’oxyfuel : la centrale électrique à lignite de Jänschwalde. Autre innovation mise à l’honneur, la Commission a retenu un projet de technologie de charbon pulvérisé, à Rotterdam (Pays-Bas) et à Belchatów (Pologne). En Espagne, la Commission a approuvé un projet d’oxyfuel et d’aquifère salin, à Compostilla. Au Royaume-Uni, le feu vert de l’UE concerne Hatfield, avec sa centrale électrique à cycle combiné à gazéification intégrée (CCGI). Le projet italien de Porto Tolle approuvé utilise le captage de charbon pulvérisé avec stockage dans des gisements de gaz/pétrole. Chaque projet devrait recevoir 180 millions d’euros à l’exception de l’italien qui recevrait 100 millions. Enfin, la France et son projet de 50 millions d’euros à Florange ne figuraient pas sur la première liste mais s’ajoutera ultérieurement. D’autres financements pourraient se concrétiser, comme l’indique la communication de la Commission sur les technologiques énergétiques stratégiques. La Commission fait du CSC une des technologies clés avec un potentiel important au niveau européen. D’autres efforts de financement par l’industrie et les Etats membres pour la recherche, sur dix ans, représenteraient, selon les calculs de la Commission, 16 milliards d’euros pour le CSC. Un montant très favorable, en comparaison avec les besoins de recherche pour l’éolien (6 milliards d’euros), le solaire (16 milliards), les réseaux d’électricité (2 milliards), la bioénergie (9 milliards), la fission nucléaire durable (7 milliards) et les piles à combustible (5 milliards). Bien que rien ne soit prévu dans les budgets pour le CSC, le choix politique que fait la Commission s’insinuera certainement dans les discussions futures sur le financement européen. |
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Mini-ambitions pour un méga-défi mondial -
