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Politiques externes / Arctique- Les enjeuxImprimer l'article | ![]() Une coopération cruciale pour l’exploitation des hydrocarburesPar Michal Zuk | mercredi 01 septembre 2010
L’ouverture de l’Arctique offre un potentiel sans précédent pour le développement du pétrole et du gaz. L’exploitation de ces ressources sera cruciale pour répondre aux besoins énergétiques grandissants de l’UE. Mais les défis technologiques, environnementaux et géopolitiques sont énormes. L’exploration du cercle arctique a jusqu’à présent révélé plus de 400 gisements de pétrole et de gaz, soit quelque 40 milliards de barils de pétrole, plus de 1 100 trillions de mètres cubes de gaz et 8,5 milliards de barils de gaz naturel. D’après une étude géologique menée par le gouvernement américain en juillet 2008, l’Arctique abriterait environ 13 % des ressources pétrolières mondiales non découvertes, ainsi que 30 % du gaz naturel et 20 % des liquides du gaz naturel non découverts. Parmi ces sources, 84 % se trouveraient offshore. Les obstacles technologiques sont bien réels puisque l’exploration et le forage se dérouleraient dans des zones parmi les plus inhospitalières de la planète. Les conditions régnant dans l’Arctique, notamment le risque de formation d’icebergs et de temps extrême, devraient être maîtrisées. La Commission européenne met l’accent sur la nécessité de promouvoir la recherche et le développement dans les technologies et les infrastructures offshore. Leader mondial de la technologie et de la recherche, l’UE devrait s’appuyer sur l’expérience accumulée par l’industrie européenne dans l’exploration du pétrole et du gaz offshore. La Commission s’est également montrée prête à aider d’autres pays à développer la technologie nécessaire pour l’exploitation de l’énergie arctique, ce qui pourrait permettre de satisfaire les futurs besoins européens en énergie. Toute exploitation des ressources doit tenir compte des conséquences environnementales : endommagement des écosystèmes fragiles et augmentation de la pollution aquatique et atmosphérique. Dans une communication sur l’Arctique qu’elle a publiée en 2008, la Commission souligne qu’il est essentiel de respecter les normes les plus élevées possibles et d’introduire des règles internationales contraignantes constituant les lignes directrices du Conseil Arctique et d’autres conventions internationales. Les dommages environnementaux pouvant être occasionnés par le forage offshore ont pu récemment être observés suite à la marée noire provoquée par la plateforme Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique. Des organismes de défense de l’environnement tels que le WWF, le Bureau européen de l’environnement et la Fondation Bellona ont fait pression auprès des parlementaires pour qu’ils soutiennent une interdiction de forage en Arctique, soulignant qu’une fuite similaire dans cette région pourrait s’accompagner de conséquences encore plus désastreuses. En réponse, la Commission a fait remarquer que le forage en Arctique s’effectue à des profondeurs plus importantes et dans des conditions météorologiques moins extrêmes que celles du Golfe du Mexique. Néanmoins, l’UE doit évaluer de façon adéquate les risques d’accidents similaires potentiels en Arctique et leur impact sur l’environnement au cas où la région deviendrait un fournisseur majeur d’énergie pour l’Europe. PARTENARIAT « NORTHERN DIMENSION »La communication de la Commission précise que les ressources pétrolières et gazières de l’Arctique pourraient renforcer la sécurité énergétique européenne. Mais la plupart de ces ressources se trouvent en dehors du territoire de l’UE. Le Groenland, province autonome du Danemark, a quitté la Communauté économique européenne en 1985. La coopération avec la Norvège et la Russie est donc essentielle au développement des ressources hydrocarbonées. Le partenariat « Northern Dimension » (UE, Russie, Norvège et Islande) pourrait ainsi devenir une plateforme importante pour exploiter les ressources en hydrocarbures de l’Arctique et pourrait avoir un effet bénéfique sur la relation UE/Russie dans son ensemble. Néanmoins, le risque d’une compétition accrue pour les ressources pourrait également mettre à l’épreuve les relations entre les deux voisins. Il y a beaucoup à attendre de la position adoptée par les politiciens et le monde des affaires des deux côtés sur ce sujet. Il est peu probable que l’Arctique contribue à réduire la dépendance énergétique de l’UE envers la Russie à court terme et la nécessité d’une coopération renforcée en la matière devrait être anticipée. n |
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Le défi du transport -
