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Politiques externes / Arctique- Les enjeuxImprimer l'article | ![]() L’UE se voit reprocher de protéger le phoque de l’ArctiquePar David Kepes | lundi 06 septembre 2010
En matière de protection de la vie autochtone de la région arctique, l’UE a interdit, en 2009, le commerce de produits à base de phoque, dans tous ses Etats membres. Depuis lors, cette décision a fait l’objet de controverses et a été contestée à l’Organisation mondiale du commerce et à la Cour de justice européenne. La vie sauvage de l’Arctique est autant une ressource qu’une composante de l’écosystème. Dès lors, l’embargo touche à la fois les droits des animaux, les relations commerciales et la protection des populations indigènes. L’on dénombre une quinzaine de millions de phoques, et une réglementation précise les espèces ouvertes à la chasse, pour ne pas exposer les autres. Un tiers du commerce de produits dérivés du phoque passe par le marché européen. De 2000 à 2007, l’UE a mené, dans les pays nordiques, un programme « Seal: A common resource » pour encourager une chasse au phoque sous l’angle du commerce viable. C’est lorsque le caractère inhumain de cette chasse a été avéré que la Commission a décidé d’agir, après avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Les Inuits considèrent que la chasse au phoque fait partie intégrante de leur culture et l’embargo fait exception pour leurs produits, qui représentent 3 % du commerce mondial. Les groupes inuits affirment néanmoins que l’embargo va déprimer le marché et que leur activité ne sera plus viable. . Le Canada et la Norvège ont porté plainte à l’OMC pour violation des règles commerciales. Plusieurs communautés inuits se sont jointes à eux et ont saisi la CJE. La chasse au phoque pourrait être un point délicat de l’accord de libre-échange que négocient Canada et UE. D’aucuns soupçonnent que l’embargo incite le Canada à geler la demande de statut d’observateur de l’UE au Conseil de l’Arctique. |
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