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Business & compétitivité / IndustriesImprimer l'article | ![]() Climat/ETSLa sidérurgie s’oppose à toute manipulation du prix du carbonePar Anne Eckstein | lundi 13 février 2012
Geler les quotas d’émission de CO2 accordés au titre du système européen d’échange de droits d’émission (ETS) en vue de faire remonter le prix du carbone constituerait une « manipulation de l’ETS qui détruirait l’idée même d’un instrument basé sur les mécanismes de marché », estiment les sidérurgistes européens représentés par Eurofer. Après Business Europe ( Europolitique n° 4362), Eurofer rejette ce qu’elle qualifie de « confiscation des quotas pour relever artificiellement le prix du carbone dont le niveau très bas résulte de la crise économique ». Eurofer fait référence à un amendement au projet de directive sur l’efficacité énergétique, présenté par la commission de l’environnement du Parlement européen. Cette proposition sera soumise au vote de la commission de l’industrie (ITRE) du PE le 28 février. Eurofer précise qu’elle soutient la position de la Commission européenne, que la commissaire Connie Hedegaard (Climat) a justifiée en ces termes dans un entretien accordé à EurActiv : « Nous pensons qu’il est important d’avoir un système fondé sur le marché. Aucun d’entre nous ne devrait être surpris si, dans un système fondé sur le marché et alors qu’il y a une énorme crise en Europe et que la production comme la demande sont en baisse, les prix suivent le mouvement et donc baissent aussi. Nous aurions beaucoup plus de problèmes si nous avions un système en permanence politiquement régulé ». Le directeur général d’Eurofer, Gordon Moffat insiste : « Un prix du carbone faible - ce qui est juste un instantané de l’évolution des prix - ne peut pas servir d’excuse pour introduire un prix plancher, un gel ou l’annulation de quotas, tel que le proposent certains groupes au Parlement ». |
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Les prix à la production restent à la hausse dans l’UE -
