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Business & compétitivité / Groupes de pressionImprimer l'article | ![]() Tribune libreEconomie à faible teneur en carbone : une approche sectorielle holistiqueDavid Bell (*) | jeudi 15 mars 2012
Le 15 mars 2012, le Parlement européen a adopté en plénière le rapport du député Chris Davies sur la « Feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone à l’horizon 2050 ». L’industrie des machines de chantier, réunie à Bruxelles au sein du CECE (Committee for European Construction Equipment - www.cece.eu), est satisfaite de ce rapport qui représente un pas dans la bonne direction. Le CECE est le Comité européen des fabricants de machines de chantier ressortissants de 14 pays différents et ayant un chiffre d’affaire de 23 milliards d’euros en Europe. Le rapport appelle à la préparation de feuilles de route sectorielles qui doivent définir comment réaliser les objectifs de faible intensité de carbone, et demande aux États membres et à la Commission de mettre en place un soutien à ces actions. Au CECE nous croyons que le secteur du BTP et des infrastructures doit figurer parmi ces secteurs et que notre industrie peut contribuer à ceci. Les utilisateurs des machines de chantier jouent un rôle actif dans cet effort car le coût de l’essence a un impact très direct sur eux. C’est la raison pour laquelle on a investi massivement dans le R&D et on a réussi à diminuer les émissions de CO2 en réduisant le besoin en essence de nos machines. Nous savons que cette démarche va continuer dans le futur, poussée par le marché lui-même. Cela dit, nous souhaitons recommander au législateur de ne pas se focaliser sur des mesures qui s’appliquent seulement à un aspect spécifique d’un produit ou d’une technologie, car ce genre d’approche n’amènera pas les résultats souhaités. Nos machines doivent accomplir une quantité de taches différentes, ce qui les différencie des voitures ou d’autres types d’appareils. Par exemple, réduire simplement la taille des moteurs pour en réduire les émissions ne servirait à rien. Notre souhait est que la Commission et les États membres favorisent le développement de ces feuilles de route sectorielles qui prennent en compte tous les facteurs ayant un impact sur l’efficacité énergétique. Dans notre cas cela se traduirait par la prise en compte du procédé, l’utilisation que l’on fait de la machine, la maîtrise de la machine par l’opérateur et l’utilisation d’autres sources d’énergie. Le rapport présente aussi des points sur les moyens de rendre plus claires les informations sur l’efficacité du combustible. Cela semble s’appliquer aux voitures et au fret, mais nous pensons que cela devrait être mis en œuvre aussi dans notre secteur. Enfin, le rapport mentionne l’importance d’allouer des fonds pour la R&D sur les technologies à faible intensité de carbone. Nous apprécions ce passage et espérons que des fonds seront aussi disponibles pour nos projets industriels. En conclusion, les membres du CECE travaillent déjà depuis longtemps sur des solutions concrètes pour réduire les émissions de CO2. Le rapport contient certains points que nous partageons entièrement. Il arrive parfois que l’économie de marché nous mène vers des solutions ayant impact positif pour l’environnement ainsi que pour l’industrie. Quand cela arrive, il n’y a aucune raison d’intervenir et risquer ainsi de changer de cap : au contraire, il faut soutenir cette démarche avec les moyens les plus adaptés. (*) David Bell est Chief development officer de JC Bamford Excavators, président du CECE High level technical advisory group « Je comprends les demandes et les préoccupations de l’industrie au sujet des objectifs très ambitieux contenus dans la feuille de route, qui vont demander des efforts supplémentaires pour la réduction des émissions. Il faut changer d’approche en Europe et commencer à considérer les politiques menées par l’UE comme des opportunités et non comme un poids. On doit réfléchir à des nouvelles approches vis-à-vis de la production et des questions socio-économiques. Afin de réaliser les objectifs de la « Feuille de route » nous devons trouver des moyens pour mesurer concrètement les progrès accomplis dans chaque secteur. Il faut en même temps établir un environnement de confiance et le soutien économique nécessaire pour que l’industrie puisse être motivée à investir son budget R&D dans ce genre de technologies. Pendant les dix dernières années, le secteur des machines de chantier a démontré qu’il pouvait réduire son impact environnemental, ce qu’il a fait. Maintenant, on doit aussi penser que la crise a frappé fort dans ce secteur et les ventes ont brusquement chuté. On doit donc prendre en compte toutes les variables, y compris les possibilités techniques réelles, avant de pouvoir définir des objectifs qui puissent s’appliquer à ce secteur. » Mario Pirillo, député européen S&D. Rapporteur pour avis de l’ITRE sur le rapport « Feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone à l’horizon 2050 ». |
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Christian Pèes/Cogeca -
